J'ai fait quelques recherches sur le forum à ce propos, mais rien trouvé de bien concluant.
Je m'apprête donc à changer pistons, segments et coussinets sur mon 2.0L à l'occasion du passage en compresseur, à environ 0.8 bar.
Je me suis donc posé la question de savoir quelle est la meilleure façon d'effectuer le rodage de mon moteur fraîchement retapé.
Sur le net, on trouve de tout, et principalement les gens qui répètent ce qui est dit dans les manuels d'utilisateurs, à savoir rouler tout doux et accélérer progressivement pendant un certain temps, en général 1000 km, en essayant de souvent changer de régime moteur et de rapport pour ne pas rester constant.
On passe la nécessité d'anticiper la première vidange+filtre à huile, ça tombe sous le sens.
En revanche, là où je me questionne, c'est que du côté de professionnels de la mécanique et plus particulièrement de certains préparateurs (exemple en anglais par ici), on en trouve qui disent que la "méthode douce" est une méthode générale qui est la plus simple et surtout la plus universelle pour les différents types de personnes et de voitures, et que c'est donc la solution de facilité de la préconiser, alors que selon eux, la meilleure chose à faire serait dès le début de conduire la voiture comme elle sera conduite tout au long de sa vie, et ponctuées de montées en régime pendant les premiers 300 à 500 km, même si la voiture n'a pas vocation à souvent le faire plus tard.
Si la conduite sera sportive, alors il faut tout de suite "habituer" les segments à ça, sans quoi leur "morphologie" définitive après rodage ne sera pas bonne pour l'utilisation finale. En effet, le segment prend forme pendant le début de sa vie et, contrairement à certaines idées reçues, ne fait pas l'étanchéité grâce à la propre force (il tend en effet à s'écarter pour appuyer contre la paroi, mais ce n'est rien comparé à la pression exercée par la combustion), mais en réalité son étanchéité résulte de la pression exercée justement par l'explosion dont le gaz comprimé va passer "derrière" le segment et le pousser vers l'extérieur, le faisant forcer contre la chemise du cylindre.
Il semble donc juste de dire que le segment doit se former de façon à être préparé à ce qu'il subira tout au long de sa vie, et donc qu'il faut forcer dessus si on compte forcer dessus plus tard (toujours moteur chaud bien entendu, avec cette méthode comme avec l'autre, on ne tire jamais sur un moteur froid !), un peu comme un gamin avec qui on aurait été trop gentil et trop empêché de se salir tombera plus facilement malade plus tard s'il est trop exposé à des virus et des bactéries. Bref, selon cette théorie, si le segment est trop ménagé lorsqu'il se forme, si on tape dedans plus tard, il n'aura pas la structure adéquat pour faire une bonne étanchéités sous une pression et une vélocité plus élevée que pendant son rodage, et donc il sera moins efficace.
Je dois avouer que ces explications m'ont presque convaincues, contre la pensée générale qui veut que tout rodage soit doux, mais comme je vais être confronté à ce choix très rapidement, je me pose la question... car en effet, si par le passé j'ai déjà rôdé "en douceur" un moteur de Civic 1.5L N/A sans souci car j'ai roulé tout doux avec tout au long de sa vie, en revanche ça ne sera pas le cas pour le 2.0L compresseur du Coupé !
Du coup qu'en pensez-vous ? Avez vous déjà expérimenté l'un ou l'autre de ces types de rodage ? Que conseillez-vous ?




